Beaucoup de gérants pensent que l'assurance est un détail administratif qu'on peut ignorer au quotidien. Pourtant, elle change radicalement la gestion des urgences en pension. Voici ce qui est vrai et ce qui est faux.
Le propriétaire doit toujours régler la facture avant que les soins ne soient effectués
Faux. Un bon contrat fonctionne comme un mandat de paiement. Si le dossier de l'animal contient les coordonnées de la mutuelle et que le propriétaire a signé une autorisation préalable, le vétérinaire peut facturer directement l'assureur. Vous évitez ainsi de vous retrouver avec un chèque en bois ou de devoir avancer des sommes importantes sur vos fonds propres pendant que l'animal se remet.
Il suffit de noter le nom de l'assureur dans le carnet de pension
Ça dépend. Noter le nom est la première étape, mais c'est insuffisant. En cas d'urgence, le temps presse. Gardez aussi le numéro de contrat, le numéro de téléphone du service client et, si possible, le lien vers la téléproclamation. Sans ces informations précises, la coordination entre le vétérinaire et l'assureur peut prendre des jours, ce qui retarde les soins et augmente l'angoisse du client.
Vous devez conseiller l'assurance à chaque nouveau client
Faux. Vous n'avez pas le droit de vendre un produit d'assurance ni de pousser un client à souscrire. En revanche, vous avez le droit et le devoir d'informer. Demandez simplement s'il existe une couverture santé pour l'animal. Si la réponse est non, mentionnez calmement que cela facilite la prise en charge en cas d'accident. Laissez le choix au propriétaire, mais assurez-vous qu'il est conscient des risques financiers liés aux soins vétérinaires.